VIE DE L'ASSOCIATION/INFORMATIONS/COMMUNIQUES DE L'UNPRG/

Lettre d'information n° 10


Souffle, souffle, vent d'hiver, tu n'es pas si cruel que l'ingratitude de l'homme.

" William Shakespeare "

Dans notre monde, je parle de l'Occident, tout est nouveau, tout change ; ce qui est jeune est bon, le changement est nouveau, la nouveauté est changeante et qu'on soit humain ou grille-pain, il n'est pas recommandé de vieillir.
Aujourd’hui, l’individualité a pris le pas sur la fraternité, et avec sagesse il faut reconnaître le désintérêt général de ces dernières générations envers ceux qui les ont précédés. Il suffit de regarder autour de soi pour le constater. Jeune, oui ! c’est l’avenir ; vieux, non ! c’est le passé. On tourne le dos, rejette, oublie ... j’en passe et des meilleurs ...
On peut toujours essayer de nous faire croire que nous faisons fausse route avec notre "obsession associative" de vouloir à n’importe quel prix nous incruster, comme des berniques à leur rocher, dans la "vie professionnelle" de nos juniors sachant qu’ils ne voient en nous, dans leur grande majorité, que des vétérans (je reste poli), qui ne veulent pas décrocher et non de potentiels et discrets "agents de renseignements" et autres possibilités.
Après tout sans exagérer, par expérience, nous pourrions dans le cadre de cette police de proximité être une de ses composantes désintéressées, qui utilisée avec pertinence, serait pour elle une aide non négligeable. S’en passer est certes dommageable à sa lutte contre la délinquance galopante et l’insécurité en général. Ils ne veulent pas de nous, hé bien... tant pis pour eux, mais ils font fausse route.
Qu’à cela ne tienne, du 13 novembre au 16 inclus, j’ai lancé notre première grande "campagne de recrutement" en profitant de ma traditionnelle visite aux compagnies, brigades territoriales et divers services, pour leur distribuer affiches, bulletins d’adhésion et autres agendas.
N'est-il pas surprenant que certains de nos sponsors découvrent, avec stupéfaction, que des gendarmes en poste sur le territoire ne connaissent pas l’UNPRG-NC-V, alors qu’eux, depuis plus de 10 ans, la commanditent ? Gageons qu’en fin de campagne nos jeunes camarades ne diront plus L’UNPRG-NC-V, connais pas, et qu’ils porteront enfin sur celle qui se veut être leur association une attention bienveillante. Sachant qu’en plus, sans avoir à casser leur tirelire, de droit, ils peuvent y adhérer. Qu’ils se rassurent, nous n’allons pas leur forcer la main pour qu’ils nous la tendent.
Advienne que pourra, qu’importe leur nombre, je ne cesse de le répéter, seule doit nous intéresser la sincérité de ceux (celles) qui veulent partager un peu de leur temps auprès de leurs anciens. Ceux (celles) qui ont été et ne sont plus, mais qui demeurent, contre vents et marées, leurs plus fidèles supporters.
Quant à nous, continuons de bien faire ce que nous savons faire, pour le reste inch'Allah ... Cessons de nous casser la nénette. Arrivés aux portes de l’hiver nous pouvons, si nous le désirons, ce sans aucune honte et compte à rendre, faire preuve d’ingratitude en profitant égoïstement du temps présent ... du temps qui passe ... du temps qui nous reste à vivre. Souffle, souffle le vent ...

A tous, bonnes fêtes de la Toussaint, et prudence sur les routes

Bernard GAUDEL

Président de l’UNPRG-NOUVELLE-CALEDONIE

ENCORE UN POLICIER ASSASSINE ET UN AUTRE GRIEVEMENT BLESSE SUR LES CHAMPS ELYSEES A PARIS : INDIGNATION A L’U.N.P.R.G.
Par Paul Loeuillet, vice président National de l’UNPRG Vendredi 21 avril 2017

L’indignation et la consternation sont vivement ressenties par l’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie à l’annonce de ce nouvel attentat terroriste contre les forces de l’ordre ce jeudi 20 avril 2017 vers 21h00 sur les champs Elysées à Paris. Un policier en service de maintien de l’ordre lâchement tué et un autre très grièvement blessé par les tirs d’un terroriste qui est aussitôt neutralisé par d’autres policiers. Rapidement, le groupe « Etat Islamique » revendique cet acte barbare.
Ce nouvel assassinat plonge une fois de plus la Police Nationale toute entière dans le deuil. Il provoque l’effroi et la stupeur dans les rangs de la Police, mais aussi de l’ensemble des forces de l’ordre. Il est urgent que des mesures efficaces soient prises pour éradiquer cet ennemi souvent invisible et imprévisible.
A la famille du policier tué et celle du policier gravement blessé, l’UNPRG fait part de toute sa compassion et de son soutien dans cette terrible épreuve. Elle souhaite un prompt rétablissement au blessé et fait part à l’ensemble des personnels de la Police Nationale, de son soutien et de sa vive émotion, en même temps qu’elle présente ces très sincères condoléances.

Le 8 et 9 mars 2017 - RECEPTION DES NOUVEAUX PRESIDENTS D’UNIONS DEPARTEMENTALES

Comme chaque année, les présidents d’Unions Départementales élus au cours de l’année précédente, ont été reçus au siège national à Nogent-sur-Marne.

Invités le 8 mars 2017 à compter de 11h00, les douze nouveaux présidents d’UD ont pu assister, dès leur arrivée, à l’inauguration des locaux du nouveau siège national, par le Général d’Armée Richard LIZUREY, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale.

Au cours de l’après-midi, une information leur a été dispensée par le président national, les deux présidents adjoints, le secrétaire et le trésorier nationaux, ainsi que les vice-présidents des commissions sociale et de la communication. Elle portait notamment sur le fonctionnement et la gestion de l’association, les statuts, les aides sociales et l’utilisation pratique du site UNPRG.

Au cours de la matinée du 9 mars, accompagnés du président de la commission de la communication et du gestionnaire du site UNPRG, ils ont pu découvrir les locaux du journal l’ESSOR et s’entretenir avec l’ensemble des personnels présents.

De retour au siège de Nogent-sur-Marne en fin de matinée et pour clôturer cette réunion, ils se sont vus remettre la médaille de l’UNPRG avec étoile d’or, des mains du président national Henri MARTINEZ.

Après le déjeuner, chacun a pu repartir vers son département, la tête certes chargée d’un volume d’information important, mais aussi de toute la motivation nécessaire à l’exercice de la fonction de président départemental.

Paul Loeuillet, vice-président de la commission de la communication

Le 8 mars 2017 - Inauguration du nouveau siège de l’UNPRG – Intervention du Général d’armée Richard LIZUREY

Monsieur le sous-préfet de Nogent sur Marne (Michel MISIMANN)
Monsieur le président de l’UNPRG (Henri MARTINEZ)
Mesdames et messieurs, chers amis de la gendarmerie.

Tout d’abord, monsieur le Président, je souhaite vous remercier, ainsi que votre conseil d’administration, pour votre invitation. Pour une association, inaugurer un nouveau siège est toujours un grand moment, car cela témoigne de sa vitalité et résonne comme une promesse.

Promesse de modernité :
Au cours des 71 années d’existence de votre association, les relations entre la gendarmerie et l’UNPRG ont été, vous l’avez évoqué, marquées par des hauts et des bas. On se souvient qu’il n’y pas si longtemps, lire l’Essor dans une unité était presque une action de subversion ! Mais nous pouvons dire sans aucne réserve que ces temps là sont à présent totalement révolus et que nos relations sont aujourd’hui toujours franches mais résolument cordiales et constructives.
Par ailleurs, les associations d’amis et d’anciens de la gendarmerie sont à présent totalement intégrées dans notre paysage, en témoigne la signature d’une charte qui nous lie durablement et l’ouverture il y a quelques mois de la maison des associations au sein même de la DGGN.
La concertation en gendarmerie s’est modernisée et le l’ai affirmé chaque fois que possible : elle n’est pas une option. Notre style de commandement, à quelque échelon que nous soyons, doit s’adapter à notre époque. Cela ne signifie pas, au contraire, une remise en question de l’autorité ! Mais cette autorité doit être humaine, éclairée et à l’écoute.La concertation n’est pas une contrainte, elle est une garantie pour le chef d’être en cible et de s’assurer au moins d’une bonne compréhension de ses ordres, et si possible d’une adhésion. Dans ce contexte, tous les avis sont utiles, et je vous garantis que la voix de l’UNPRG est toujours écoutée avec attention, d’autant que l’association a su, elle aussi, se moderniser et accompagner cette démarche.

Promesse d’efficacité :
Une UNPRG moderne et représentative a donc un rôle à jouer qui va au delà du rassemblement de ses amis et retraités et qui, justement, permet de valoriser et de metttre à profit cette somme remarquables d’expériences diverses et toujours riches.
La gendarmerie fait face à de nombreux enjeux et nous auront besoin là aussi de votre soutien et de votre retour :
- ce sont les enjeux de la proximité, avec le lancement de l’expérimentation sur les brigades de contact ;
- ceux de la transition numérique dans laquelle nous nous sommes inscrits ;
- celui de la protection de nos gendarmes et de leurs familles ;
- celui enfin de la réforme du temps de travail, qui vient considérablement changer notre manière de nous organiser et qui a déjà des conséquences importantes (6% de baisse d’activité !) alors que toutes les dispositions de la directive européenne n’ont pas encore été transcrites.
Dans tous ces domaines, nous serons à l’écoute de vos remarques et de vos suggestions. Je sais que le contact est direct entre l’UNPRG et la DGGN, via notammment le secrétariat général du CFMG, et c’est la qualité de cet échangequi fonde l’efficcité de notre relation. Vous pouvez compter sur moi pour l’entretenir, je sais pouvoir compter sur vous pour l’alimenter et vous en remercie par avance.

Promesse d’avenir :
L’UNPRG fait clairement partie des associations « historiques », en ce sens qu’elle a contribué depuis sa création à bâtir la grande histoire de notre maison. Ce rôle n’est pas terminé, bien au contraire ! A présent, comme titulaire d’un siège au CSFM, vous allez poursuivre cette action constructive pour le bien des retraités et des actifs. Je vous remercie, monsieur le Président, de votre témoignage et de votre engagement au profit des militaires de la gendarmerie, d’active, de réserve ou retraités.
Il est clair que l’engagement de tous nous est utile, car toutes les voix sont précieuses lorsqu’il s’agit d’être entendu. Mais plus qu’être entendu, il nous faut être écouté. Le groupe de liaison du CFMG jouit aujourd’hui d’une crédibilité sans précédent, y compris auprès des plus hautes autorités.
Pour donner encore plus de sens et de portée à son action, le lien avec les associations est fondamental . C’est le sens de notre charte qui est venue concrétiser notre action commune pour nos gendarmes et notre maison.
Nous avons en commun ce profond attachement pour notre institution.
Nous voulons ensemble que soit reconnu son engagement, ses valeurs, le mérite des hommes et des femmes qui la composent et qui oeuvrent quotidiennement pour la population. L’action nationale et locale des 30 000 adhétents de l’UNPRG, en métropole et outre-mer, la visiblité que vous avez au travers de vos comités départementaux sont une force incroyable qui font rayonner votre association et la gendarmerie.
Plus que jamais nous devons travailler ensemble, développer notre coopération et nos synergies. Ce nouveau siège, simple et fonctionnel, est porteur de toutes ces valeurs et toutes ces promesses. Je vous y souhaite une bonne installation et un bon travail pour les nombreuses année et les nombreux défis qui se profilent.

Merci encore de votre invitation, vive l’UNPRG et vive la Gendarmerie

Le 8 mars 2017 - DISCOURS INAUGURATION NOUVEAU SIEGE - le Président National

Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Maire de Nogent/Marne,
Monsieur le Général d’Armée, Directeur général de la gendarmerie nationale,
Mon Général,
Messieurs les officiers généraux,
Messieurs les officiers supérieurs,
Maître,
Messieurs les présidents d’associations,
Mesdames, messieurs, chers amis,

Entouré du conseil d’administration national, je suis très heureux et fier de vous accueillir aujourd’hui dans le nouveau siège de l’UNPRG qu'ensemble, nous allons inaugurer. Nous sommes très sensibles à votre présence ici aujourd'hui. Elle nous honore et marque l'intérêt que vous portez à notre association et plus largement aux associations de retraités de la Gendarmerie. Ce siège, nous l’avons voulu fonctionnel, sans luxe et répondant avant tout aux besoins de notre structure. Je me réjouis de ce retour aux sources dans le Val de Marne car durant de nombreuses années, l’UNPRG et l’Essor de la gendarmerie avaient leurs locaux au 196 Boulevard Gallieni à Fontenay-Sous-Bois. Nul doute que nous serons heureux de travailler ici à Nogent sur Marne sur le chemin qui mène à Strasbourg.

D’aucuns s’interrogent sur l'utilité d'un nouveau siège. Paradoxalement, pour des gendarmes retraités, ce sont la délinquance et les incivilités croissantes dans le quartier où nous étions implantés à Paris entre les gares du Nord et de l’Est qui ont été déterminantes dans notre volonté de trouver une nouvelle implantation. L’achat de ces nouveaux bureaux marque une étape importante de l’évolution de notre association. Il fait partie de toute une démarche d’amélioration et de modernisation que nous avons entreprise depuis 2010.

A ce moment j'ai une pensée pour nos anciens et je souhaite brièvement rappeler l'action déterminante qu'ils ont menée pour permettre ce que nous sommes aujourd'hui.

L’UNPRG, association de Loi 1901, a vu le jour pendant l’occupation. Des gendarmes en activité qui appartenaient à des réseaux de la résistance, créèrent plusieurs groupements indépendants dans diverses régions et notamment en région parisienne et en Auvergne. Ils s’unifièrent et se réunissaient dans un local de la rue Saint Georges à Paris 9ème. Ce mouvement a travaillé clandestinement jusqu’à la fin de l’année 1945.

Dès le début de 1946, cette structure qui prit le nom de Mouvement du personnel sous-officier de la Gendarmerie et de la Garde, connut une consécration importante et fut admis à siéger en tant qu’organisme consultatif. Il fut décidé d’accepter comme adhérent tous les camarades en activité. Les effectifs augmentèrent rapidement et dépassèrent les 40.000 membres. Cette expansion fut grandement facilitée par le général DUIN, directeur de la Gendarmerie.

Le remplacement du général DUIN par le général ROUYER vint contrarier la marche du mouvement. Les dirigeants ont fait fi des menaces de mutation et de sanctions promises à leur encontre. Ils se mirent à la recherche de retraités pour assurer la relève et la continuité. L’un d’eux se rappela qu’un adjudant-chef en retraite, Jean COUSTEIX, avait fondé le journal « La Voix » avant la guerre et disposait du profil pour fédérer et diriger le mouvement. Acceptant le challenge, Jean COUSTEIX forma un bureau et rédigea les statuts qui furent déposés à la préfecture de police de Paris le 23 Août 1946. Ainsi est née l’UNPRG.

Ce bref historique démontre que l’UNPRG a été fondée au départ par ceux de chez nous qui, après avoir résisté à l’ennemi et risqué leur vie pour que la France vive, ont bravé les punitions pour essayer d’obtenir une Gendarmerie mieux considérée et plus forte. Cet esprit anime toujours notre mouvement mais l'histoire montre aussi que nous nous ne sommes jamais positionnés dans l'illégalité et que nos actions menées avec notre journal d’expression l’Essor de la Gendarmerie, ont accompagné les principales évolutions de la gendarmerie.

Nous sommes toujours attentifs à la condition des personnels en activité mais force est de constater qu’il y a eu une métamorphose du dialogue social en gendarmerie. Les revalorisations indiciaires et des diverses primes démontrent aussi de la part du gouvernement, une attention et une considération pour l’institution. La Gendarmerie a pris toute sa place au sein du Ministère de l’intérieur et l’UNPRG dans l’esprit de ses fondateurs, ne laissera jamais l’imposture des syndicats de police prévaloir.

La notoriété de l’UNPRG a également été reconnue lors de l’élection de notre candidat au CSFM, qui depuis le rapport PÊCHEUR et la Loi sur les APNM n’offre plus que trois places aux associations de retraités militaires au lieu de six auparavant. Nous sommes fiers de représenter les retraités militaires mais en particulier ceux de la gendarmerie et, je peux vous assurer Monsieur le Directeur de la Gendarmerie, Mon Général, qu’au sein de cette instance, nous apporterons notre total soutien au CFMG lorsqu’il s’agira de défendre les textes et les intérêts de la gendarmerie.

Les arrêts de la CEDH, nous ont permis d’ouvrir notre association aux personnels en activité. Ce n’est qu’un juste retour des choses par rapport à son histoire. Je sais que le chemin va être long et ardu mais nous devons être capables de nous dépasser et nous convaincre que la réussite est à notre portée.

Mon Général, la représentativité de l'UNPRG, l’attachement et l’intérêt qu'elle porte à l’institution, l’autorise à s’exprimer sur ses destinées. Cette voix est celle de l’expérience, du sens des responsabilités et de la mémoire. Je réaffirme notre volonté d’œuvrer à vos côtés sans revendiquer un rôle privilégié mais avec le sentiment qu’unis pour des combats justes, il sera possible de tenir notre rang au service du bien commun pour la défense de nos valeurs, de notre gendarmerie, de notre pays.

Vive Nogent Sur Marne, Vive l'UNPRG, Vive la Gendarmerie.

Le 8 mars 2017 - inauguration du nouveau siège de l'UNPRG

LE GENERAL D’ARMEE RICHARD LIZUREY DIRECTEUR GENERAL DE LA GENDARMERIE NATIONALE INAUGURE LES LOCAUX DU NOUVEAU SIEGE NATIONAL DE L’UNPRG A NOGENT SUR MARNE. En répondant à l’invitation de Henri MARTINEZ, président national de l’UNPRG, le général d’armée Richard LIZUREY, marque son attachement et celui de la gendarmerie, à la première association des gendarmes retraités. Installé depuis Juin 2016 à Nogent Sur Marne, le président Henri MARTINEZ et le conseil d’administration national, ont inauguré le nouveau siège de l’UNPRG, situé au 7 Bd de Strasbourg en présence du Général d’Armée Richard LIZUREY, directeur général de la gendarmerie nationale, du Maire et du Sous-Préfet de Nogent Sur Marne. Après les discours officiels, une plaque inaugurale a été dévoilée, suivie de la visite des locaux. Un cocktail déjeunatoire clôturait cette manifestation.

COMPTE RENDU d'ACTIVITES

A Nogent sur Marne le 20/02/2017. N° 43/UN-17
Messieurs les Administrateurs nationaux, Madame et Messieurs les Présidents départementaux,

Compte rendu d’activités

Bientôt un an que notre congrès d’Evian a eu lieu. A cette occasion, il vous a été présenté le rapport d’activité des deux années précédant ce congrès. Le présent compte rendu a pour objet de vous donner des éléments de réponse sur l’activité du siège national, notamment pour vos assemblées générales 2017. Il n’est pas soumis à votre vote, mais constitue un point intermédiaire entre deux congrès.

CHRONOLOGIE DES ACTIVITES:

Juin 2016 :
- Installation dans le nouveau siège de l’UNPRG à Nogent sur Marne. Ce déménagement a été l’occasion de doter notre secrétariat de nouveaux matériels et mobiliers. Comme il vous l’a été dit, l’opération de changement de siège a été une opération blanche au point de vu financier pour l’UNPRG. La capacité et l’emplacement de nos bureaux est sans commune mesure avec les locaux de Paris.
- Dépose des nouveaux statuts à la Préfecture du Val de Marne. Vous avez été destinataires d’un exemplaire des statuts afin de vous permettre de modifier les vôtres. Les statuts étaient accompagnés du rapport de l’assemblée extraordinaire d’Evian. Par votre vote vous avez décidé du changement d’appellation de l’UNPRG qui devient Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie. Cette modification permet maintenant aux personnels en activité d’adhérer comme membre actif à l’UNPRG. C’est un peu un retour aux sources à l’origine de la création de notre association par Jean COUSTEIX, en 1946. En tous cas cette opération était nécessaire pour le recrutement et l’avenir de l’UNPRG.
- Le 15 juin, le président national et le secrétaire général national ont rencontré l’Amiral OLHAGARAY, président de l’ANOCR au sujet des élections des représentants des retraités au CSFM.
- Le 22 Juin, une réunion du pôle des retraités a eu lieu à Paris. Les thèmes abordés, dans ces moments de campagne électorale, ont touché aux perspectives sur les retraites selon les programmes annoncés. Un bilan y est fait aussi sur le pouvoir d’achat. L’UNPRG est représentée par Claude MARCHAL qui remplace Denis DELABORDE.
- Le 23 Juin, le président national a représenté dans la matinée l’association au conseil d’administration de la fondation maison de la gendarmerie et l’après-midi, il a assisté à une réunion de l’entente gendarmerie.
- Le 24 Juin, le président national et le premier président national adjoint ont rencontré le Général FAVIER, DGGN à Beauvau.

Août 2016 :
- Réunion du bureau national et des vices présidents à Nogent afin de préparer la rentrée. Il a été procédé à la présentation d’un dossier recrutement des actifs. Ce dossier vous a été transmis en fin d’année après établissement des pièces destinées à vous aider dans cette mission. Ce dossier est la suite logique de notre nouvelle appellation développée ci-dessus. C’est une mission qui vous est confiée car vous êtes les seuls à pouvoir toucher les personnels des unités territoriales et toutes les formations dans vos départements. La tâche ne sera pas facile mais elle est indispensable pour renouer les liens avec nos cadets. Nous vous avons donné les moyens d’aller vers eux, à vous de mener cette opération le plus dynamiquement possible. Les premiers résultats qui nous parviennent de présidents sont encourageants. Nous avons le soutien de la DGGN, vous pouvez le rappeler à ceux qui freineraient votre initiative. Nous pouvons aussi vous soutenir dans ce sens.
-Le 30 Août, le président national a assisté à la cérémonie d’adieu aux armes du Général FAVIER aux invalides

Septembre 2016 :
- Le 20 septembre une nouvelle réunion du pôle des retraités a eu lieu à Paris. Les thèmes ont été les mêmes qu’en juin avec la préparation d’une lettre à tous les candidats à l’élection présidentielle.
- Le 20 Septembre le président national a assisté à une réunion de l’entente Gendarmerie à Beauvau en présence du DGGN puis s’est rendu à un rendez-vous fixé par Monsieur Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’intérieur. (Un CR a été rédigé)

Octobre 2016 :
- Le 5 Octobre le président national et le secrétaire général ont assisté à une réunion du COMAC au siège de l’ANOCR.
- Une réunion de l’Entente Gendarmerie a eu lieu le 06 octobre 2016, au siège de l’UNPRG. C’était une première depuis la signature d’une convention par les associations de la gendarmerie. Il s’agit de rapprocher nos associations dans le but de faire des communiqués et des actions communes sur les évènements touchant la gendarmerie. Il faut bien dire que nous en sommes aux premiers balbutiements avec des difficultés pour réagir rapidement au nom de l’entente. L’UNPRG assure le secrétariat de l’Entente jusqu’au 31 Mars 2017.
- Le 11 octobre, le président national a rencontré à Paris, M. Jean-Paul MARTIN, président général des Médaillés militaires. -Les 12 et 13 Octobre, le président national a participé à la commission des travaux de la fondation maison de la gendarmerie à Chamonix.
- Réunion du CAN les 25 et 26 octobre 2016 à la DGGN. Le Procès verbal vous a été transmis. A noter la venue du directeur général à notre CAN ainsi que du Major général. Le DGGN a rappelé son soutien à notre association et annoncé la création d’une maison des associations à la DGGN. Il nous a aussi proposé une aide matérielle. Nous pouvons dire que la DGGN reconnait l’UNPRG comme association principale de la gendarmerie tout en nous garantissant de notre totale indépendance.
- Le 26 octobre 2016 une réunion du Conseil Permanent des retraités Militaires (CPRM) a eu lieu au ministère de la défense. L’ordre du jour comprenait plus particulièrement l’élection des représentants retraités au Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM) rénové. L’UNPRG a obtenu une des trois places en concurrence avec les sept associations du CPRM. C’est une très bonne nouvelle qui nous permet de rester présent au CSFM dont le schéma a été réduit pour accueillir les Associations Nationales Professionnelles Militaires (APNM). Jean-François STEPHAN, président de la commission de l’active, est maintenant notre représentant permanent au CSFM, ce qui constitue une charge importante mais nécessaire. Par ailleurs Gérard SULLET, secrétaire général national, est membre du CPRM dans la continuité depuis 2010.

Novembre 2016 :
- Le CSFM nouvelle formule s’est mis en place : Jean-François Stephan a pris sa place dans une commission permanente après une formation à la concertation.
- Une réunion du COMAC a eu lieu le 29 novembre à Paris. Elle a surtout consistée à faire le point sur les élections aux CSFM et l’avenir de la concertation entre le CPRM et le CSFM.
- Le 23 novembre réunion à UNEO. Claude MARCHAL nous y représentait. Un courrier vous a été adressé sur le sujet. Il est important de participer aux réunions de notre mutuelle afin de renseigner nos adhérents sur la couverture santé.
- Le 24 Novembre, le président national a répondu à l’invitation du Général commandant la Gendarmerie d’outre-mer à la caserne Kellermann pour la clôture de la réunion des Comgend d’outre-mer.
- Le 30 Novembre, le président national a assisté à Tarascon Sur Ariège à l’hommage national rendu suite au décès en service du Major RUSIG.

Décembre 2016 :
- C’est la période de collecte des quotes-parts des UD pour le siège national. La limite des versements de cette quote-part est fixée au 1er décembre. C’est un très gros travail pour notre trésorier, d’autant qu’il faut déplorer chaque année des retards excessifs de quelques UD. Cette situation est préjudiciable au fonctionnement de l’UNPRG compte tenu de l’arrêt des comptes pour l’année civile en cours. La collecte des cotisations d’assurance par notre trésorier général national adjoint est aussi une charge importante afin de vous assurez dans vos manifestations et activités.
- Le 2 Décembre Le président national et le premier président national adjoint ont assisté à l’inauguration de la maison des associations à la DGGN. Gérard SULLET a représenté l’UNPRG à la cérémonie de remise des sabres à l’EOGN.
-Le 14 Décembre, le président national a assisté au conseil d’administration de la fondation maison de la gendarmerie à la caserne Tournon. De 9H30 à 12H00 puis à une réunion de l’entente gendarmerie l’après-midi.
Le 16 Décembre, le président national et Paul LOEUILLET ont répondu à l’invitation à déjeuner de M. Alain DUMAIT directeur de l’Essor et de tout son staff.
Le 23 Décembre, le président national a assisté aux obsèques d’Etienne PROST A PETIT, président en exercice de l’UD 84.

Janvier 2017 :
- Suite à la décision du CAN d’octobre 2016, il a été procédé à l’achat d’une imprimante badgeuse pour établir des cartes d’adhérents, type carte bleue, en remplacement des cartes cartonnées actuelles. Cette opération de modernisation, courante dans beaucoup d’associations nécessite l’envoi des listes des adhérents de toutes les UD. Après une certaine confusion quant au contenu des renseignements demandés, tout est entré dans l’ordre avec l’application d’un schéma de listes adapté au besoin de l’impression. Plusieurs UD sont déjà servies, mais l’opération va demander plusieurs mois considérant les 30 000 adhérents de l’UNPRG.
- Le 18 janvier 2017, l’UNPRG et les autres associations de l’Entente ont été invitées à l’Assemblée Nationale par le rapporteur de la loi sur la sécurité publique. Le secrétaire général national représentait l’UNPRG. Il a pu donner son avis sur l’esprit de ce projet de loi qui concerne, pour l’essentiel, l’emploi des armes par les forces de l’ordre. Vous avez été destinataires d’un compte rendu (n° 032/17-UN du 19 janvier 2017) sur le sujet.
- Le même jour, l’UNPRG était invitée pour la première fois à la cession du Conseil de la Fonction Militaire Gendarmerie (CFMG) à la DGGN. Gérard SULLET et Jean-François STEPHAN ont pu présenter notre association et dire ce qu’ils faisaient au sein du CSFM et du CPRM. Le rapprochement vers les actifs a aussi été développé. Vos représentants ont pu assister à la séance plénière avec le ministre de l’Intérieur. Un compte rendu vous a été fait (n° 033/UN-17, du 23 janvier 2017).
- Le 24 janvier une autre réunion du COMAC à eu lieu à Paris. Daniel GONFROY est notre nouveau représentant à cette instance.
- Le 10 janvier, réunion du pôle des retraités à Paris.

Février 2017 :
- Notre président national Henri MARTINEZ nous a représenté à la cérémonie de commémoration des morts de la gendarmerie à Paris.
- le 28 février 2017 le pôle des retraités sera accueilli dans les bureaux de l’UNPRG. - Actuellement nous préparons le prochain CAN des 07 et 08 mars à Nogent, puis la formation des nouveaux présidents 2016, les 08 et 09 mars 2017.
- Le 08 mars aura lieu l’inauguration de notre nouveau siège à Nogent en présence du directeur général de la gendarmerie, le général Richard LIZUREY. De nombreuses autorités civiles et militaires sont invitées à cette cérémonie.

Au total, la période d’après congrès jusqu’à ce jour a été dense en activités compte tenu, notamment, de notre changement d’adresse et de statuts. Les activités liées aux représentations dans les instances de concertation (CSFM, CPRM, Pôle des retraités) ainsi que celles auprès de notre mutuelle, de la maison de la gendarmerie, des autres associations et de la société civile sont nombreuses et n’ont pas toutes été répertoriées dans ce compte-rendu. Elles participent à l’implication de l’UNPRG dans le suivi des actions au bénéfice des retraités mais aussi des actifs. Tel était l’esprit de nos anciens fondateurs, nous devons le perpétuer.

Avec nos amitiés.

Henri MARTINEZ Gérard SULLET
Président national Secrétaire général national

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017

Le doute n’est plus permis, notre pays est confronté à une situation de guerre. Ce qui s’est produit les 13 Juin à Magnanville, le 14 Juillet à Nice et le 26 Juillet à Saint Etienne du Rouvray, démontre s’il fallait une nouvelle fois le confirmer, que les individus qui ont préparé et perpétré ces actes ont agi avec la seule volonté de tuer le plus grand nombre au nom d’une idéologie sectaire et obscurantiste. Cette nébuleuse terroriste n’est pas une armée, ni même une cohorte d’envoyés d’Allah mais un ramassis de déficients mentaux. Nos pertes sont importantes parce qu’elles touchent des innocents qui jouissaient de bonheurs simples. Rien ne pourra jamais justifier ces atrocités qui ont causé tant de peine à de nombreuses familles. Au nom de l’UNPRG, je m'incline devant la douleur des familles et je rends un hommage appuyé aux forces de l’ordre qui se dressent pour nous protéger. Pour l’UNPRG, 2016 a été une année riche en activité et en satisfactions : transfert du siège national, renouvellement de la convention avec l’Essor, signature de la charte des associations de la gendarmerie et de l’entente gendarmerie qui nous lie à huit autres associations, notre congrès national à Evian qui a été d'une grande tenue et ou des décisions importantes ont été prises. Enfin, notre élection au CSFM qui n'était pas gagnée d'avance, a prouvé notre crédit et notre influence. Le fil conducteur de notre association est l’esprit de corps. Cette solidarité est un sentiment que ressentent les hommes envers d’autres hommes, qui se sentent liés par une communauté d’intérêts. C’est dans cet état d’esprit que nous avons modifié nos statuts pour redonner aux personnels en activité leur place au sein de l'UNPRG. L’objectif prioritaire pour 2017, est le « recrutement des actifs »; car toute stratégie se construit sur une valeur de partage et un échange naturel de liens pour un résultat durable et gagnant. L’environnement social des armées évolue et il serait illusoire, voir risqué, de ne pas donner un nouveau souffle à notre mouvement. Pour garantir notre visibilité et développer notre image, nous devons accroître notre coopération avec notre journal d’expression l’ESSOR de la Gendarmerie. Notre légitimité et la reconnaissance de notre action sont acquises et se trouvent renforcées par les excellents rapports que nous entretenons avec la DGGN. Je souhaite que vous profitiez des fêtes de fin d’année au sein de vos familles et que vous reveniez pour 2017 avec l’envie et l’énergie nécessaire au rayonnement de notre association. Ma pensée va vers toutes les personnes souffrantes, celles qui sont plongées dans la maladie, la peine et les personnes seules. Le conseil d’administration national et moi-même, vous présentons nos meilleurs vœux pour 2017. Notre équipe est toujours aussi enthousiaste à vous servir. Puissiez-vous nous conserver toute votre confiance. Henri MARTINEZ Président national de l’UNPRG.


En Guyane, un gendarme de trente ans perd la vie lors d’un accident de la circulation routière

Selon le journal France Guyane : Ce mercredi 23 décembre 2016, vers 16h00, sur la route dénommée la Matourienne, un automobiliste qui doublait une série de voitures s’est rabattu dans la précipitation et à heurté une voiture de gendarmerie qui arrivait en sens inverse. Parmi les trois gendarmes qui occupaient ce véhicule, le passager avant droit a succombé à ses blessures. Il était âgé de trente ans. Le chauffeur du véhicule percuteur serait en garde à vue. L’UNPRG, profondément attristée par ce nouveau drame de la route, exprime toute sa sympathie à la famille et à toute la communauté de la gendarmerie. L’UNPRG tient en outre à exprimer ses sincères condoléances et son chaleureux soutien aux gendarmes de Guyane dans cette épreuve et à toute la gendarmerie nationale. Paul Loeuillet, vice-président national Chargé de la communication

Accident tragique dans l’Oise, trois militaires du PSIG de Méru perdent la vie dans une collision avec une camionnette.

Ce vendredi 23 décembre 2016, vers 18h00, sur le territoire de la commune de Berneuil-en-Bray (60), un véhicule du PSIG de la gendarmerie de Méru entre en collision avec une camionnette. Les trois jeunes militaires qui occupent le véhicule de service, âgés respectivement de 26, 25 et 18 ans, décèdent des suites de leurs blessures, malgré les soins prodigués par les sapeurs pompiers arrivés rapidement sur place. Le Ministre de l’Intérieur Bruno Leroux et le général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie, se sont rendus sur les lieux. Le président de l’UNPRG, Henri Martinez et l’ensemble du conseil d’administration, profondément affectés par ce drame, apportent tout leur soutien aux familles des victimes et à toute la communauté de la gendarmerie et les prient d’accepter leurs condoléances attristées et leur sollicitude fraternelle. L’UNPRG exprime son soutien aux gendarmes de l’Oise dans cette épreuve, de même que dans l’accomplissement, de plus en plus difficile, de leur mission de sécurité. Paul Loeuillet, vice-président national Chargé de la communication.

L’ESSOR FETE LA FIN DE L’ANNEE AUTOUR D’UNE BONNE TABLE

Pour célébrer les fêtes de Noël et de nouvel an, Alain Dumait, directeur de l’Essor, avait invité ses collaborateurs et ses proches partenaires, ce vendredi 16 décembre 2016, pour un déjeuner convivial et de bonne facture, dans un restaurant parisien de belle qualité. En plus des personnels de l’essor, cette année le directeur du journal avait voulu associer quelques amis et proches collaborateurs, en l’espèce le président national de l’UNPRG, Henri Martinez, le président de la commission de la communication, Paul Loeuillet et le responsable de la commission de presse, Bruno Sylvestre. En portant un toast en ouverture du repas, Alain Dumait, présentait ses invités et remerciait ses collaborateurs, ainsi que ses proches partenaires, en soulignant la très bonne coopération qui dure depuis 70 ans avec l’UNPRG. En présence des rédacteurs régionaux, il soulignait l’ouverture faite par l’Essor en direction des personnels en activité de la gendarmerie au travers des éditions trimestrielles régionale. Mais aussi l’action de l’UNPRG, qui débute une campagne de recrutement et ouvre ses portes aux gendarmes de l’active. C’est dans une ambiance conviviale et chaleureuse que se déroulait le repas et s’échangeaient les points de vue, avec la recherche d’une collaboration toujours meilleure et encore plus efficace. Les échanges de vœux, pour un bon Noël et une bonne année 2017, clôturaient cet agréable moment, afin que chacun regagne son bureau ou rejoigne sa région. Encore merci et à l’année prochaine. Paul Loeuillet, vice président national, chargé de la communication

décès de notre camarade Etienne PROST A PETIT, président UD 84

Messieurs les Administrateurs nationaux,Madame, Messieurs les Présidents départementaux, J'ai le regret de vous faire part du décès de notre camarade Etienne PROST A PETIT, président départemental de l'UD du Vaucluse. Décès survenu le 19 Décembre 2016. Les obsèques auront lieu à la cathédrale d'Orange (84) le Vendredi 23 Décembre 2016 à 10H00 Le président national sera présent. Il invite les présidents départementaux limitrophes à assister aux obsèques. Avec mes amitiés Henri MARTINEZ

BILLET D'HUMEUR

Une nouvelle fois le Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure (SCSI) part en « guerre » contre la gendarmerie nationale dans des démarches d'intérêts particuliers. Après des revendications, largement diffusées, relative au galonnage des commandants divisionnaires et échelons fonctionnels et également concernant l'usage des armes par les fonctionnaires de police, ce syndicat vient, dans une décision du tribunal administratif de PARIS en date du trois novembre 2016, d'obtenir l'annulation de la nomination de six officiers de gendarmerie dans les le Services Centraux du Renseignement Territorial (SCRT). L'un d'eux, sur son lieu de travail, vient de faire l'objet d'une sommation interpellative par voie d'huissier et sommé de répondre à trois questions relatives à la décision du Tribunal Administratifs de PARIS. Force est de reconnaître, que cette situation est humiliante pour les personnes concernées et provoque des doutes et une incompréhension grandissante dans l'équité des rapports Police-gendarmerie. Dans un contexte opérationnel exigeant en raison de la situation actuelle où l'état d'urgence a été prorogé en raison du risque permanent d'attentats partout en France, l'absence de la gendarmerie dans la chaîne du renseignement est une grave erreur. La gendarmerie, couvre 95% du territoire. C'est une force militaire de proximité envers les citoyens qui depuis son origine à toujours fait du renseignement. C'est dans un rapport de la Délégation parlementaire au renseignement que ce nouveau service a été remis en place, à l'échelon local, avec une mission autrefois dévolue aux RG, officiellement supprimés en 2008. Cette nouvelle structure fait suite au « manque de coordination » entre la DCRI et les SDIG lors de l'affaire Merah. Composée majoritairement de policiers et de gendarmes elle devrait atteindre 2490 « policiers et gendarmes » en fin d'année 2017 répartis dans 6 sections zonales de la recherche et de l'appui (SZRA), 6 services zonaux du renseignement territorial (SZRT), 15 services régionaux du renseignement territorial (SRRT), 78 Services départementaux du renseignement territorial (SDRT), 84 Antennes du renseignement territorial (ART) sur les lieux d'implantation de certaines brigades de de gendarmerie et dans les aéroports comptant plus de 4 millions de voyageurs par an. (1) Le SRT reprend en grande partie les missions des anciens RG et la recherche des renseignements concernant les domaines de la vie institutionnelle, économique et sociale susceptibles d'entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires auxquels il faut ajouter le développement du « «  cyber-renseignement » » domaine où la gendarmerie fait déjà partie. L'UNPRG demande une clarification concernant les attaques de certains syndicats de police et de redonner à la gendarmerie la place qui lui convient dans la recherche du renseignement territorial Dans un éditorial d'Eric DENECE, du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, ce dernier précise qu'il est demandé aux membres des SCRT de faire remonter immédiatement toutes les informations qu'ils recueillent, sans même les recouper ni les synthétiser en ajoutant que cette méthode est en vigueur dans la gendarmerie. Il regrette le manque de formation dans une école du renseignement au ministère de l'intérieur alors que la gendarmerie a la possibilité de former des cadres à l'Ecole Interarmées du Renseignement et des Etudes Linguistiques (EREL) à STRABOURG. Pour lui l'accroissement des moyens ne résout pas les problèmes et il met en garde contre une « « guerres des services » préjudiciable à l'institution gendarmerie, ce qui est le cas aujourd'hui. Jean-Pierre VIROLET Premier Président National Adjoint UNPRG (1) Source Wikipédia

Maintien au sein du CSFM
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Ce billet d'humeur est à lire car très d'actualité et bien rédigé
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MALAISE DANS LA POLICE (communiqué du président national)
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Exonération fiscale de l'IJAT
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Polémique sur l'attribution de la médaille de reconnaissance de la nation aux victimes du terrorisme

Le 8 Août en commun avec le Trèfle et la FNRG, nous avons envoyé une lettre au grand chancelier de la légion d'honneur concernant le positionnement de la médaille de reconnaissance de la nation aux victimes d'attentats terroristes. La polémique autour de cette médaille enfle. Nous avons été les premiers à réagir. La lettre signée par les 3 associations a pour orine l'UNPRG.

Lettre grand chancelier LH

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A QUAND DE VRAIES MESURES CONTRE LE TERRORISME
A quand de vraies mesures contre le terrorisme

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QUI VEUT DESTABILISER LE GIGN ?

“L’UNRG dénonce l’entreprise de déstabilisation du GIGN, suite aux attentats de novembre à Paris. Elle comprend la frustration des auteurs de la lettre anonyme, gendarmes de cette unité délite, restés en réserve. Ils se sont sentis écartés de la lutte contre le terrorisme au moment où se produisait des attaques très graves dans la capitale. l’UNPRG apporte son soutien au Colonel BONNEAU, commandant du GIGN qui, en temps que chef responsable, ne pouvait intervenir sans les ordres du Préfet de police de Paris qui ne sont pas venus. Dans son rapport sur les attentats du novembre, la commission parlementaire n’a d’ailleurs pas relevé cet état de fait”.

ASSASSINAT D'UN COUPLE DE POLICIER
communiqué

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COMPOSITION DU BUREAU ET DU CAN
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DEROULEMENT DU CONGRES D'EVIAN ET DU CAN QUI A SUIVI
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EVENEMENTS MAJEURS POUR NOTRE ASSOCIATION, DISSOLUTION DU CCAG ET DU CEAG, SIGNATURE D'UNE CONVENTION ENTRE DIFFERENTES ASSOCIATIONS ET SIGNATURE DE LA CHARTE GENDARMERIE DES ASSOCIATIONS
Signature Charte et Convention

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Charte et Convention

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PRENEZ CONNAISSANCE DE L'AMOUR QUE PORTE LES SYNDICATS DE POLICE A LA GENDARMERIE DANS LA RUBRIQUE "COMMUNIQUES"
MESDAMES ET MESSIEURS LES PRESIDENTS ET ADMINISTRATEURS LE MEMENTO EST SUR LE SITE DANS UNE RUBRIQUE QUI VOUS EST DEDIEE.
LETTRE FEDERATION DES OPEX DE BRETAGNE
réponse au sénateur

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LE CONSEIL D'ETAT ET L'USAGE DES ARMES
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L'AMOUR DES SYNDICATS DE POLICE
Pleunicheries syndicales

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Réponse UNPRG à attaque Gendarmerie par syndicat de police

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PROJET DE LOI DE FINANCEMENT POUR LA SECURITE SOCIALE EN 2016
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PHARMACIE DE GARDE

Pour info 
Lorsque vous cherchez une pharmacie de garde, vous n'êtes pas obligés d'appeler le 17 ou d'aller à la gendarmerie : Vous faites www.3237.frsur Internet et vous obtenez la pharmacie de garde la plus proche de votre domicile en indiquant les critères de recherche (code postal ou ville et le code à recopier) par département, même si tous ne sont pas encore couverts... (accessible 24h/24h)

DEMI-PART FISCALE ACCORDEE AUX TITULAIRES DE LA CARTE DU COMBATTANT ET A LEUR VEUVE

Communiqué: La loi de finances 2015-1785 du 29 décembre 2015 dans son article 4 a retenu l'amendement qui baisse d'un an (74 au lieu de 75 ans) la condition d'âge pour l'obtention de la demi-part fiscale accordée aux titulaires de la carte du combattant et à leur veuves dans les mêmes conditions d'âge. Jean-Pierre VIROLET Premier président national adjoint Chargé du monde combattant

Proposition de l'Essor

Bonjour président ! J'espère que vous allez bien et que la reprise de septembre se passe pour le mieux. Notre nouveau responsable commercial, Charles Galey, est en contact avec un organisateur de croisières qui nous propose une opération en partenariat. Ci-dessous une petite note sur le produit. L'UNPRG serait-elle Ok pour participer et pour patronner, voire participer à l'animation de conférences... ? Dans l'attente de votre retour, me tenant à votre disposition, Cordialement, Alain Dumait Directeur L'Essor de la Gendarmerie nationale 9, rue Bleue - 75009 Paris 01 40 36 44 64 - 06 75 46 35 54 alain.dumait@me.com

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Le SCSI-CFDT et la Réserve Citoyenne
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Association Professionnelle Nationale Militaire
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Quel futur pour le droit des militaires à s'organiser et à s'exprimer
Débat organisé par l'Essor de la Gendarmerie

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Rapport Pêcheur

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Le rapport PÊCHEUR que vous pouvez consulter en pièce jointe écarte les associations de retraités  comme la nôtre du projet de constitution d'associations professionnelles militaires.
Monsieur PÊCHEUR préconise aussi de supprimer la représentation des associations de retraités  agrées par le Ministre de la Défense qui siègent au CSFM. Ces mesures sont injustes et malhonnêtes par rapport à l'investissement de l'UNPRG au profit des actifs depuis sa création.                                                                       
N'oublions pas que l'UNPRG a été créée par des actifs avant que Jean COUSTEIX en prenne la  direction.
 Je compte sur vous tous. Les préconisations du rapport PÊCHEUR sont inacceptables pour l'UNPRG.

 

Fiche de la DGGN

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Libres propos

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PETITION COMMUNE ESSOR/UNPRG ADRESSEE A M. LE MINISTRE DE L'INTERIEUR

Adressée à Ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve Cette pétition sera remise à: Ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve Ne désarmez pas les gendarmes !
L'Essor de la Gendarmerie et l'UNPRG Monsieur le ministre, il ne faut pas désarmer les gendarmes mobiles ! La mort regrettable et très douloureuse d’un jeune homme de 21 ans, le 26 octobre 2014, à 2 heures du matin, à Sivens dans le Tarn, sur le site d’un projet de barrage - dont on ne sait pas s’il était à ce moment-là parmi les manifestants violents ou non, mais dont on a appris par son autopsie qu’il était à ce moment-là fortement alcoolisé - doit être considéré pour ce qu’elle est : un accident exceptionnel et parfaitement imprévisible. Tout d’abord parce que la grenade «offensive» (OF) utilisée n’est pas «une arme de guerre». Par une curieuse malice de langage, c’est la grenade dite «défensive» qui est mortelle, du fait de la dispersion de nombreux éclats lors de son explosion. C’est elle qui est en effet une «arme de guerre». La grenade «offensive», utilisée couramment par la gendarmerie depuis 65 ans, n’a jamais fait un seul mort jusqu’à ce jour funeste du 26-10-2014. Elle peut donc être considérée comme très sûre ! Sous réserve des conclusions des enquêtes en cours, l’emploi de cette OF s’est faite dans les règles prévues par les textes légaux et réglementaires. Et le lancement «bras cassé» est de type réglementaire. Dans l’émotion soulevée par ce décès, vous avez, monsieur le Ministre, décidé de suspendre l’usage de ces OF. Très bien ! C’était une juste mesure d’apaisement. Plusieurs semaines se sont écoulées depuis. Les groupuscules anarchistes et violents se sont saisis de ce prétexte pour semer le désordre dans plusieurs grandes ville et pour casser tout ce qui peut l’être en disant que c’est leur façon (bien à eux) de pleurer un camarade. Il est de votre devoir de maintenir l’ordre public aussi bien à Sivens qu’à Lyon, Marseille, Nantes,Paris, Rennes, Rouen ou Toulouse. Et vous ne pouvez pas le faire en maintenant désarmés nos gendarmes ! Car, dans ces manifestations violentes, de plus en plus fréquentes, autorisées ou non, le plus souvent les grenades lacrymogènes ne suffisent pas. Et si les gendarmes ne disposent pas d’ OF, le corps à corps devient inévitable, et beaucoup plus dangereux, aussi bien pour les forces de l’ordre que pour les casseurs, d’ailleurs. Vous savez sans doute, monsieur le Ministre, que l’excellence de la Gendarmerie Française en matière de maintien de l’ordre tient d’une part à la qualité et à l'entraînement de nos gendarmes mobiles, mais aussi à cette doctrine qui nous est propre en France de tout faire pour éviter, dans ces manifestations, ces mortels corps à corps. Et le moyen pratique de cette doctrine, ce sont ces OF, précisément ! Donc, aussi longtemps que des moyens de substitution fiables et testés en vraie grandeur ne seront pas disponibles, nous vous demandons, monsieur le Ministre, de lever votre suspension. Nous vous adressons cette demande pressante au nom de toute la communauté des gendarmes. De leurs amis. De leurs familles. Mais aussi de tous ceux qui, dans la société civile, veulent légitimement être protégés, demandent que la force reste à la loi, et que jamais des petits groupes de casseurs violents ne puissent occuper quelque portion de l’espace public que ce soit. Monsieur le Ministre, l’opinion vous regarde. Et les gendarmes, comme déjà souvent dans l’histoire sont votre bras armé le plus sûr. Ne le désarmez pas !

L'U N C soutient la l'action de la gendarmerie dans l'affaire SIVENS
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LETTRE DU PRESIDENT DE L'UNPRG AU GENERAL FAVIER
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Communiqué de l'UNPRG à l'AFP suite décès de Rémi Fraisse
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COMMUNIQUE DU PRESIDENT

COMMUNIQUE
Le 15 Octobre 2014, à 14H00, à la demande du président de la FNRG, M. Jean-Claude FONTAINE, j’ai reçu une délégation de cette association au siège national de l’UNPRG à Paris. M. FONTAINE était accompagné de son président adjoint M. André DOSSET et de son trésorier national M. René VANBATTEN. L’UNPRG était représentée par le président national, le premier président national adjoint Jean-Pierre VIROLET et le vice-président national chargé de l’active Gérard SULLET.
Le thème principal abordé a été la proposition du Général FAVIER lors de notre congrès à OBERNAI, de voir les associations de retraités prendre une visibilité plus importante. Son idée est d’avoir à côté de l’institution un groupe représentatif qui puisse être à l’occasion un levier de pression. Une chose est sûre, c’est un cadeau « empoisonné ». Sur ce sujet, les deux associations se rejoignent, la diversité des associations, même regroupées en une fédération, ne paraît pas crédible en l’état. Les deux associations ont néanmoins convenu, qu’elles ne feraient pas l’économie d’un dialogue avec les autres associations. La politique de la chaise vide n’aurait pas de sens.
Les deux arrêts de la commission européenne des droits de l’homme (CEDH) ont été commentés. Gérard SULLET a présenté un argumentaire sur ce sujet. Les deux associations ont conclu qu’il fallait attendre que les voies de recours soient épuisées mais aussi d’étudier les propositions qui seront faites par le gouvernement en matière d’évolution du droit d’expression des militaires. La base de nos discussions est suspendue aux textes modifiant la Loi du 24 Mars 2005 portant sur le statut militaire.
Les deux associations inscrites au registre des associations d’anciens combattants et victimes de guerre et siégeant toutes les deux au CPRM et au CSFM demandent qu’un représentant de chacune d’elle siège au CFMG.
Les deux entités réclament que lors des réunions à la DGGN ou lors des rendez-vous avec le ministre de l’intérieur, les délégations de chaque association soient représentées par un minimum de deux membres.
Les deux présidents ont décidé de réactiver le comité de liaison mis en sommeil depuis une décennie. Un prochain rendez-vous dont la date va nous être communiquée aura lieu à la FNRG.
Après un tour de table, la séance a été levée à 16H00.
Cette réunion s’est déroulée dans un excellent état d’esprit avec le désir de part et d’autre de contribuer à renouer un dialogue constructif basé sur une confiance mutuelle.
Henri MARTINEZ
Président national

COMMUNIQUE DE L'UNPRG SUITE AUX ATTENTATS DU 13 NOVEMBRE 2015
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ARTICLE TRES INTERESSANT DU GENERAL CAVALLIER

L'ordre public ou l'étrange défaite de la pensée
La gestion des troubles graves de la ZAD de Sivens et le décès d'un jeune homme ont conduit la représentation nationale à s'interroger sur la manière dont le maintien et le rétablissement de l'ordre sont conduits. Le drame de Sivens n'a pas constitué dans l'opinion publique et dans la classe politique un choc identique à la mort de Malik 0ussékine. Néanmoins, le fait qu'une commission d'enquête 1 ait été créée afin d'étudier dans le détail le maintien de l'ordre traduit l'importance que cette mission revêt pour la cohésion du corps social et l'expression de la démocratie dans notre pays. De cette crise qui a durement éprouvé la gendarmerie dans un contexte politique sensible dû notamment aux oppositi ons internes à la majorité parlementaire actuelle, l'Institution est sortie paradoxalement renforcée. La parfaite maîtrise dans tous les aspects de cette crise dont a fait preuve le directeur général, le général Favier, en a incontestablement été le socle. La cohérence d'ensemble de notre doctrine de rétablissement de l'ordre et l'excellence opérationnelle démontrées par la gendarmerie lors de l'évacuation de la ZAD ont été saluées par toutes les autorités qu'elles soient politiques, ministérielles ou judic iaires. Dans ce contexte, la sollicitation pour rédiger un article sur le maintien de l'ordre, dans la revue Le Trèfle est une marque de confiance de la part de mon ancien, le général Bucheit, pour lequel j'éprouve de longue date une respectueuse et reco nnaissante amitié. Elle renvoie cependant à un défi qui n'est pas aisé. Ayant quitté le service actif depuis quatre ans, je peux tout naturellement susciter chez le lecteur en activité cette exaspération face à celui qui donne son avis, voire des leçons, et qui n'est plus en charge de responsabilités. Cependant, je puis toutefois mettre en avant mon expérience, et plus encore les réflexions développées notamment lors de mon service au sein du Bureau défense de la DGGN, lorsque je commandais le Centre Nat ional d'Entraînement des forces de St - Astier, et dans la foulée la région de Picardie. L'expertise de ce domaine que l'on veut bien généralement me reconnaître du fait de mon expérience tant opérationnelle, (Groupement de Gendarmerie Mobile), que doctrinal e (Bureau Défense) ou bien pédagogique (Centre National d'Entraînement des Forces de Gendarmerie - CNEFG) m'a valu, dès le lendemain de ces évènements dramatiques, d'être sollicité par de nombreux media puis d'être auditionné par la commission. Je puis croi ser mon parcours militaire avec mon nouvel engagement de chef d'entreprise qui me permet de commencer à appréhender in vivo un environnement que la haute fonction publique ne peut concevoir parce qu'elle n'en est pas. J'ai également, et là est peut - être ma plus grande légitimité, celle qui s'offre à tous, le devoir d'exprimer ce que ma conscience de citoyen libre peut tirer de la simple observation des choses. Le mandat de la commission d’enquête évoquée plus haut n'est pas d'enquêter sur le drame de S ivens dont une information judiciaire établira les responsabilités, mais de traiter du maintien de l'ordre en France. Elle vient de rendre ses conclusions et ses recommandations dans un rapport enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 21 mai 2015. Elle a formalisé des propositions pertinentes, souvent inspirées de celles portées par la direction générale de la gendarmerie nationale. D'aucunes concernent la chaîne hiérarchique globale : par exemple, « clarifier les rôles respectifs de l'autori té civile et des forces mobiles » (proposition 2) ; et « assurer la présence permanente de l'autorité civile pendant les opérations de maintien de l'ordre » (proposition 3). D'autres relèvent du domaine judiciaire quand elles préconisent de « rappeler le d ispositif actuel des interdictions judiciaires de manifester sur la voie publique (proposition 7) ». On me demande aujourd'hui de partager avec les officiers de gendarmerie mon analyse personnelle de ce débat. Le débat sur le maintien de l’ordre doit êtr e analysé comme fondamentalement politique 2 , c’est - à - dire qu’il renvoie à des choix fondamentaux pour notre société et pour notre Etat ; ces choix sont des choix de sens, dans la mesure où ils doivent s’appuyer sur l’affirmation ou la réaffirmation des val eurs essentielles qui fondent la problématique même de 1 « Commission d'enquête sur les missions et modalités du maintien de l'ordre républicain dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation », auteur du rapport de l’Assemblée Natio nale n°2794, sur « l’état des lieux et les propositions en matière de missions et de modalités du maintien de l’ordre républicain, dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation, ainsi que de protection des personnes et des biens ». 2 Voir Anne Mandeville, Le système de maintien de l’ordre public du Royaume - Uni : modèle européen ou exception culturelle ? (volume 1, introduction), Publibook, Paris, 2015. 2 l’ordre public (c’est - à - dire politique) français. Ces valeurs peuvent seules constituer le cadre de sens nécessaire pour produire la politique de maintien de l’ordre (et notamment une politique d’utili sation de la force) nécessaire face aux graves périls auxquels est confronté notre pays. Mais ce débat si fondamental sur les valeurs est tellement difficile et tellement sensible qu’il est souvent noyé dans des querelles sémantiques, notamment sur la ques tion de la définition de l’ordre public. • Tout d'abord et en préliminaire, la question n'est pas technique. Il ne s’agit pas de se prononcer sur la pertinence de l'outil dont dispose l'Etat pour assurer en même temps la libre expression démocratique et le respect de l'ordre public républicain et ceci conformément à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Les EGM et les CRS sont des unités professionnelles parfaitement formées et encadrées qui remplissent tactiquement et techniquement leur missi on avec un grand sens républicain et un respect pour la dignité humaine incontestable comme l'ont rappelé les membres de la commission lors de leur visite au CNEFG. La France est probablement le pays au monde qui a poussé la science du maintien de l'ordre à son plus haut niveau avec une synergie parfaite entre unités territoriales et forces mobiles dans une approche tactique intégrée comme le démontre la DOPC à Paris et le CPGC pour la gendarmerie. La gradation des moyens, la traçabilité des ordres, le prim at du groupe sur l'action individuelle, la préservation de l'intégrité physique de l'adversaire structurent mentalement et physiquement l'action de nos forces au maintien de l'ordre (MO) et ce dans les contextes les plus dégradés. Certes, la dissolution de 15 EGM et la dévaluation des effectifs des compagnies de CRS ont entraîné un trou capacitaire insoluble. Celui - ci est pallié par le recours à des unités de circonstances peu ou pas formées au rétablissement de l'ordre. Ce point a fait l'objet d'une critiq ue forte de la commission dans un environnement sécuritaire lié aux attaques terroristes ; elle plaide pour une consolidation des forces de réserve générale que sont les unités de force mobile. Le débat n'est donc pas de cette nature. On pourra toujours e rgoter sur le bien - fondé du maintien ou non de la grenade offensive, ou sur la probable remise en cause du LBD de 40 mm, mais ce n'est pas le cœur du sujet. • En réalité le premier débat est celui des valeurs mais aussi celui de la sémantique, du sens que l'on donne aux mots qui recouvrent une réalité. Prenons donc un peu de recul. Que peuvent signifier de telles recommandations dont l'une est qualifiée de « rappel » ? Elles démontrent à mon sens que les problèmes rencontrés ne résultent pas à titre princi pal de fragilités au niveau technico - tactique, soit la manœuvre opérationnelle stricto sensu , mais d'une fragilité au niveau du représentant local de l'Etat ainsi que celui de l'autorité judiciaire. Soyons clairs : certains atermoiements traduisent un phé nomène profond mais banalisé de fragilisation de l'état de droit, de recul de la République. Ils se manifestent notamment sous couvert du fameux concept « du désordre acceptable » ; mais doit - il annihiler toute volonté ? Ils entraînent l'absence de directi ves nettes (facilitée par la suppression des réquisitions), mais aussi l'effacement subit, et ceci au cœur de l'évènement, ainsi que le laissez - faire, alors même que des comportements graves sont aisément qualifiables d'un point de vue pénal. Le régime e t par voie de conséquence ses grands serviteurs pourraient encore évoquer comme excuses atténuantes le poids de la presse et de l'opinion publique. Or, la première, à de rares exceptions près enkystées dans des « mythes incapacitants », et la seconde dans son immense majorité animée par le bon sens et le discernement, expriment un refus croissant de la violence et de ces désordres qui constituent de nouvelles oppressions. Elles le refusent d'autant qu'elles pressentent que notre société est en train de mute r, de se rapprocher d'épreuves qui éprouveront sa cohésion même. Certes nul n'est prophète en son pays, mais qui pourrait ignorer en la matière les avertissements lancés par des philosophes, parfois sur les ruines de leurs propres illusions de jeunesse. E coutons, lisons, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Régis Debray 3 ... Ecoutons, lisons des polémistes tels qu'Eric Zemmour. Ecoutons, et lisons le député Malek Boutih dans le rapport qu'il vient de remettre au Premier Ministre, intitulé Génération Radicale 4 . Ecoutons et lisons Le sursaut ou le chaos 5 de Thibault de Montbrial... Ou relisons L’étrange défaite 6 de Marc - Bloch où tout est dit comme pour un cruel recommencement quand la lucidité qui est le premier courage est condamnée par la lâcheté rationalisée. Je reviens à cette « acception large » du maintien de l'ordre qui me paraît centrale et qui doit nous amener à nous interroger, bien au - delà des travaux de ladite commission, sur les véritables mesures à prendre dès à présent. Ces mesures doivent être à l'évidence conçues comme les réponses pour prévenir ou réduire les nouvelles menaces qui touchent notre patrie. Quelles sont - elles? Je ne reviendrai pas sur ce qui paraît être le préalable à toute chose, à savoir l'affirmation simple mais forte, sans aucu ne concession, de notre identité, de l'intangibilité de nos valeurs, de l'indivisibilité de la République se rapportant à sa réalité territoriale mais plus encore à sa densité spirituelle puisant dans son long cheminement historique et philosophique et cod ifiant notre quotidien. Densité spirituelle dans laquelle se 3 Voir aussi Jacques Julliard, « Le PS s’éloigne du Peuple, les intell ectuels s’en rapprochent », Le Figaro, 5 juin 2015. 4 Malek Boutih, Génération radicale, Juin 2015. http://www.boutih.fr/wpcontent/uploads/2015/07/G%C3%A9n%C3%A9ration - r adicale.pdf 5 Thierry de Montbrial, Le sursaut ou le chaos , Plon, Paris, 2015. 6 Marc Bloch, L’étrange défaite, Société des Éditions Franc - Tireur, Paris, 1946. 3 sont fondus consciemment tant d'hommes et de femmes venus chercher un avenir meilleur en terre de France. Je ne reviendrai pas sur la nécessité première de réhabilitation des rites que sont le re spect du drapeau, l'hymne de la nation, et de culte de ceux qui ont donné leur vie pour la Patrie. Car le premier combat est bien idéologique et c'est bien notre peu d'empressement à le mener, y compris et de façon encore plus déconcertante au sein du mond e militaire, qui a pour conséquence un phénomène dual combinant anomie générale et émergence de foyers hostiles selon une logique naturelle qui fait que la première favorise la seconde. Alexandre de Marenches déclarait dans Le Secret des Princes : « Nous avons dangereusement négligé la guerre globale, celle qui, en plus de la guerre militaire, agresse les âmes, les cœurs, les esprits, les cerveaux.../...si nous négligeons ce tte forme d'agression qui est la plus dangereuse, nous serons vaincus. Nous sommes déjà en passe de l'être puisque que nous ne croyons plus à grand - chose, alors qu'en face de nous, nous avons des gens déterminés.../... aujourd'hui, on ne conquiert plus le terrain, on conquiert les âmes, on conquiert le psychisme. Une fois qu'on a le psyc hisme, on a l'homme. Quand on a l'homme, le terrain suit » 7 . « Nous sommes entrés dans l'ère de la violence globale » 8 . La dégradation de notre environnement régional, la multiplication d'actes terroristes aux pratiques des plus barbares, l'édification au cœur de nos territoires de zones très peuplées et de plus en plus structurées par la délinquance organisée et l'idéologie salafiste, mais encore les frustrations d'une France périphérique qui se sent doublement menacée, sur le plan identitaire et social... doivent nous conduire à repenser « le maintien de l'ordre ». On ne peut que s'interroger sur la notion même de maintien de l'ordre et sa traduction souvent attentiste voire parfois démissionnaire par certaines autorités de l'Etat chargées dans les territo ires de garantir l'application de la loi. Les phénomènes zadistes sont en droit ni plus ni moins que de la sédition, voire des phénomènes pré - insurrectionnels qui cumulent toutes les atteintes aux valeurs républicaines. On peut citer pêle - mêle : - il y a l e choix - la liberté d'aller et de venir, la liberté de la presse, l'atteinte aux droits de propriété, la constitution de bandes armées qui de nuit, en réunion attaquent les représentants des forces de l'ordre avec des moyens létaux (mortier, bouteilles in cendiaires...) constitutifs au regard du CP et du CPP des Assises etc. Nous ne sommes pas dans de la contestation politique démocratique mais dans la déstabilisation de l'Etat. La durée des engagements complexifie la situation. Durant des semaines voir e des mois, on constate la réitération d'actes graves dont la majorité des auteurs sont identifiés, la mise en œuvre de chaînes logistiques et de sites internet de mobilisation. Se pose alors la question non seulement de l'action administrative globale mai s surtout de celle de la justice. Le rétablissement de l'ordre est donné comme relevant de la police administrative. Cessons de nous bercer de cette illusion franco - française. Le rétablissement de l'ordre participe de la police judiciaire qui vise à faire cesser les actes de délinquance, à identifier les auteurs et à les placer dans les mains de la justice. Si les deux premiers éléments sont généralement réalisés, le dernier chaînon manque fréquemment et ce défaut contribue à nouer le drame de façon inéluct able. « Face aux nouvelles menaces nettement différentes des phénomènes de contestation traditionnels, le maintien de l'ordre exige une manœuvre globale combinant l'immersion territoriale, une réponse judiciaire systématique, et une intervention adaptée pa r son volume et ses modes d'action des forces spécialisées » 9 . Le sommet du G8 à Evian en juin 2003 est un exemple concret pour illustrer l'efficacité d'une telle démarche. En effet, un modèle opératoire de traitement judiciaire en temps réel dans une appr oche intégrée avait été fort pertinemment mis en œuvre à cette occasion. Il plaçait les magistrats au cœur de la réponse de l'Etat conciliant ainsi des impératifs de neutralisation des activistes et de lisibilité de l'Etat de droit. Je note également que ces ZAD hypothèquent de manière stérile des forces dont l'utilité est avérée en cas d'attaque terroriste pour contrôler des zones à l'image de l'opération de janvier dernier. La magnanimité sympathique dont font preuve certains à l'égard de ces individus e st donc coupable à plus d'un titre. C'est un déni de justice, c'est une atteinte aux valeurs républicaines de cohésion sociale et enfin c'est un détournement des forces utiles à la protection de la Nation en ces temps dangereux. • Nous en arrivons finaleme nt à la question majeure des défis opérationnels contemporains à l'ordre public. La notion d’ordre public a été définie à une époque de contestations politiques et syndicales avec l'impératif de conserver la permanence du dialogue politique car la sortie de crise négociée était réalisable. A bien des égards, cette notion fonctionne encore mais à la marge. En effet, les actions de rétablissement de l'ordre s'inscrivent de plus en plus dans un contexte insurrectionnel avec la négation même de la négociation. Les ZAD viennent s'ajouter aux séditions de certains quartiers sensibles aux mains de gangs mafieux et en outre - mer l'existence de zones de non droit criminels. Les dissidences anarchiste et criminelle nient par essence les valeurs républicaines et le pac te traditionnel autour de l'ordre public. Ne pas vouloir entendre cette évolution conduit à délégitimer l'autorité de l'Etat et contrevenir au principe d'égalité des citoyens devant la loi. 7 Alexandre de Marenches, Christine Ockrent, Dans le secret des princes , Stock, Paris, 1986. 8 Bertrand Cavallier, Discours de présentation du CNEFG lors de la visite de Madame le Ministre de la Défense Michèle Alliot - Marie à Saint - Astier, le 4 avril 2003. 9 Bertrand Cavallier, « Maintenir l'ordre : Sécurité globale et culture militaire », Revu e de la gendarmerie nationale , 3ème trimestre 2006. 4 Les faits sont là. Il faut désormais pouvoir à tout moment fair e face à des phénomènes de violence très aigus. Que ce soient des délinquants armés de plus en plus déterminés, ou plus encore des terroristes engagés dans des cycles de tuerie aveugle ou des objectifs sélectifs touchant des individus, des installations... , l'intervention doit être rapide et relève, par nécessité, de l'engagement premier des militaires des unités territoriales pour ce qui concerne la gendarmerie comme l'a démontré l'accrochage avec les frères Kouachi géré par deux gendarmes départementaux. Nous retrouvons là le concept de primo intervenants porté par le général Favier, directeur général de la gendarmerie nationale, et qui marque une rupture avec le concept fondé sur la mise en place d'un dispositif d'attente (périmètre de sécurité...) et l'i ntervention des forces d'intervention spécialisée de type GIGN, PI2G, PSPG... Cela oblige à une reconsidération de l'outil humain, dans son recrutement, sa formation initiale et continue. L'intervention professionnelle (IP) est en l'occurrence un volet vit al. Cela oblige à des adaptations des équipements et notamment de l'armement. Cela oblige à repenser les casernes de gendarmerie. Cela oblige à un affermissement de la culture militaire avec un recentrage des cœurs et des esprits sur le primat de la missio n que pourraient cependant fragiliser les récentes décisions de la CEDH 10 et alors même que le dispositif de concertation actuel donnait satisfaction. Cela oblige enfin à un repositionnement de la hiérarchie de contact qui doit être une hiérarchie de décisi on et d'action. Des phénomènes de masse sont également à prendre en considération. L'histoire de notre pays démontre qu'ils furent récurrents, alors même qu'il était caractérisé par une homogénéité culturelle et ethnique. Ces phénomènes de masse pourront avoir comme origine un fait mineur qui fera office de catalyseur. Qu'ils s'appuient sur des groupes structurés aux desseins déjà identifiés, ou bien qu'ils soient portés par une amplification irrationnelle, ils seront nourris par les réseaux sociaux très ramifiés que permettent les nouvelles technologies. Ils pourront prendre la forme de vagues déferlantes sur les centres urbains, ou de quartiers ou de villes entrant en sédition ouverte... Ils appelleront des réponses très rapides et incisives, là aussi se lon des processus de décision raccourcis qui s'imposeront aux autorités locales responsables de l'ordre public et aux commandants des forces de l'ordre. Se pose ainsi la question de la montée en puissance des forces à partir d'un pré positionnement, notamm ent dans la capitale et les mégapoles majeures, de leur suffisance numérique, et bien évidemment de leur préparation et leurs équipements. Ces questions touchent particulièrement la gendarmerie mobile dont il convient de renforcer les effectifs, de plus en core militariser la formation, et de rénover les dotations en armement individuel et collectif, et en blindés. En d'autres termes, il est essentiel de restaurer la gendarmerie mobile telle que conçue sous la IIIème République (Garde Républicaine Mobile), c omme force de maintien de l'ordre mais également comme force combattante, pivot de la défense intérieure de la nation. Le dernier rapport d'évaluation de la loi du 3 août 2009 relative à la gendarmerie nationale rédigé par le député Hugues Fourage et le sé nateur François Pillet est à cet égard riche d'enseignements. Retenons en particulier un extrait tiré de sa conclusion : « Son caractère de force armée fait incontestablement la force de la gendarmerie. Il lui permet d'accomplir avec performance ses missio ns, en tous lieux et en tous temps. Ses spécificités sont certainement un atout pour la France et il appartient de ne pas fragiliser ou laisser progressivement, par facilité ou par méconnaissance, se fissurer cet édifice. Le respect de cet objectif politiq ue établi clairement par la loi du 3 août 2009, sera sans doute un point fondamental que contrôleront les rédacteurs des prochains rapports d'évaluation de la loi. » Comme je l'avais évoqué dans un article de doctrine 11 rédigé en collaboration avec Anne Ma ndeville, l'armée de terre jouera un rôle accru sur le territoire national. Elle le fait déjà dans une démarche de prévention. Elle aura vocation à le faire selon un engagement collectif et massif, notamment pour assurer des bouclages de secteurs qui devro nt être traités, dans la mesure du possible, par les forces de sécurité intérieure. Le maintien de leurs effectifs pour faire face à leurs engagements extérieurs mais désormais pour assurer leur mission à l'intérieur est une nécessité que j'ai d'ailleurs é voquée durant mon audition devant la commission d'enquête. Le renseignement est évidemment capital pour prévenir les agressions tant individuelles que massives qui entament la résilience de la Nation. Il s’appuiera qu’on le veuille ou non sur les évoluti ons technologiques et marquera un rééquilibrage entre les impératifs de la défense du corps social et les exigences des libertés publiques. La fonction renseignement devra être assumée à tous niveaux, et mieux comprise comme une architecture pyramidale don t la base est ancrée au sol, non le contraire. Ce renseignement est de nature à permettre des réactions rapides relevant y compris selon l'évolution et la dimension de l'évènement d'une nécessaire centralisation de la conduite des opérations s'appuyant su r une planification et une exigence d'anticipation, comme l'ont démontré encore récemment le directeur de la gendarmerie et à son niveau le ministre de l'Intérieur. Il y a maintenant près de dix ans nous définissions dans l’article cité plus haut « l’enj eu politique 10 Voir les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme du 2 octobre 2014. 11 Bertrand Cavallier et Anne Mandeville, « La renaissance du système militaire comme acteur essentiel de la fonction de p olice globale contemporaine » Revue Inflexions n°4, octobre - novembre - décembre 2006. 5 d’aujourd’hui » comme celui de « policer un monde en désordre » 12 . Ceci implique de redéfinir l’ordre, non pas sur un plan juridique et technique mais sur le plan des valeurs, afin d’être à même de résoudre la question du choix des moyens de le maintenir, celui d’un « système » de maintien de l’ordre, et notamment du choix et de l’utilisation des instruments de force pour l’imposition du respect de cet ordre, au plan interne mais aussi au plan international. Le Militaire est au centre de cette r edéfinition, comme nous l’expliquions dans ce même article, car la considération du militaire est « facilitée, voire déterminée par de nouvelles réalités. L’action militaire réinvestit le champ global des interactions individuelles et collectives, intra - ét atiques et interétatiques, dans un processus de reconsidération globale de la fonction de maintien de l’ordre » 13 . Comme l’écrivait Charles De Gaulle, « valeur militaire, vertu des armes, peines et services des soldats, il n’y a point sans cela de pays qui se tienne ou qui se remette debout ».

COMMUNIQUE
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