Le difficile retour de l’état de droit dans la Zad (Zone à défendre) à Notre Dames des Landes

by Michel Fillaud

A Notre-Dame des Landes, les images parlent d’elles-mêmes. 2500 gendarmes mobiles et départementaux, sont déployés depuis le 9 avril pour mettre fin à l’occupation illégale de plusieurs sites sur Notre-Dame des Landes. Ils ont fait face à un déchaînement de violence et des propos injurieux inacceptables de la part d’une minorité de personnes cagoulées appartenant pour une grande majorité à des mouvements d’inspiration anarchistes regroupés sous diverses étiquettes – zadistes, squatteurs……. Au départ des opérations ils étaient 250, aujourd’hui 700 avec la venue de « renforts » d’activistes prêts à affronter les gendarmes dans des actions plus violentes. A tel point que l’Etat a décidé de stopper les expulsions et les évacuations jusqu’au 23 avril. Si 29 squats ont été détruits, il en reste encore près de 70. Si la RD 281 à été dégagée pour permettre la circulation, une autre route départementale est bloquée par des barricades, juste après avoir été déblayée.
Dans la mise en œuvre de cette mission particulière d’évacuation de la Zad, extrêmement sensible politiquement, il est très difficile de quadriller toute la zone pour les gendarmes qui doivent utiliser des véhicules blindés pour pouvoir franchir de nombreuses barricades, souvent enflammées. Ils ont notamment dû faire face avec sang-froid, à des guets-apens, avec armes artisanales, jets de pierres, tirs de fusées et de cocktails Molotov et faire un usage proportionné et gradué de grenades assourdissantes et lacrymogènes. Des violences qui ont fait en deux jours 10 blessés dans les rangs des gendarmes. Un hélicoptère de la gendarmerie qui survolait la zone a été visé par des tirs de fusées qui ne l’ont pas atteint. Il faudra du temps, beaucoup de temps, pour faire rétablir l’Etat de droit dans la Zad
L’Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG) dénonce la «haine anti-flics» des manifestants à Notre-Dame des Landes. Ceux-ci sont résolument engagés dans la confrontation directe avec les forces de maintien de l’ordre et l’atteinte aux biens. L’UNPRG apporte son soutien à l’ensemble des forces de sécurité, et demande que les faits commis au préjudice de personnes dépositaires de l’autorité publique, portant profondément atteinte aux valeurs de la République, fassent l’objet d’une réponse judiciaire immédiate adaptée à l’urgence et à la gravité des faits. Elle souhaite un prompt rétablissement aux personnels blessés.

Jean, François Stephan
Président départemental UNPRG UD 56
Vice-président UNPRG « commission active – réserve »

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